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La théorie de la simulation, les sorties hors du corps, le remote viewing, le principe d'incertitude psi…et si ce que nous appelons la réalité n'était pas le réel ? De nombreux récits vont dans ce sens. Par qui sont-ils portés ? Sur quels arguments s'appuient-ils ?
Mais si la réalité est une illusion, que devient notre responsabilité envers le monde ? Les crises écologiques ou les injustices perdent-elles leur importance ? Et surtout, pourquoi ces idées nous fascisent-elles autant ?
On peut se demander si ce n'est pas plutôt la quête de sens qui nous anime. Et dans ce cas, ne faudrait-il pas renouer avec les questions philosophiques comme celle de Socrate avec son « Connais-toi toi-même » et ou celle de Ramana Maharshi avec son « Qui suis-je ?» , qui invitent à se demander qui nous sommes avant de chercher ce qu'est le réel ?
Nous y réfléchirons avec Loïc Hecht, qui a mené une enquête sur plus de 10 ans sur ces sujets, en mêlant science, philosophie, spiritualité et psychologie.
Loïc Hecht a écrit Le Syndrome de Palo Alto (Éditions Léo Scheer, 2020) et La Simulation – Et si notre monde n'existait pas (Les Arènes, 2026). Il est aussi journaliste indépendant (GQ, Slate, Vice, Arte et Snatch Magazine) et réalisateur (Ceuta, douce prison). Explorateur insatiable des marges de notre société, il sillonne la Silicon Valley depuis une quinzaine d’années pour décortiquer les effets de la technologie sur nos vies.
Au programme :
1 heure de conférence, 15 minutes de questions réponses, puis échanges informels le temps que vous souhaitez.
à 19h30, à la péniche Nanna , 7 Quai de Montebello, entre le Pont de l’Archevêché et le Pont au Double.
un verre est compris pour accompagner nos futures discussions
uniquement 40 places disponibles
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On considère souvent que les sociétés modernes sont celles qui se sont le plus émancipées de la nature, et qu’elles auraient perdu le contact avec elle, à la différence d’autres cultures qui, elles, auraient continué à vivre en harmonie avec leur milieu. Pourtant, les basculements écologiques dans lesquels nous sommes entrés montrent qu’en réalité, nous n’avons jamais quitté le rapport de dépendance qui nous lie au reste du monde.
Dans cette conférence, nous éclairerons ce paradoxe à travers une présentation du débat entre Bruno Latour et Philippe Descola, deux figures majeures de la pensée écologique : pour le premier, il faut considérer que « nous n’avons jamais été modernes », au sens où nous n’avons jamais respecté en pratique la séparation entre nature et société que nous revendiquons en théorie ; pour le second, il importe de comparer les sociétés occidentales à celles qu’étudie l’anthropologie, et il apparaît alors malgré tout qu’elles ont bel et bien instauré des formes de vie particulièrement excluantes à l’égard es non-humains.
Valentin Denis est agrégé de philosophie et doctorant à l'EHESS, où il étudie les rapports entre la sociologie, la technologie et l'écologie dans la pensée de Bruno Latour.
Il fera paraître fin août, aux Presses universitaires de France, un livre intitulé La Nature de la modernité. Le débat Descola-Latou
Au programme :
1 heure de conférence, 15 minutes de questions réponses, puis échanges informels le temps que vous souhaitez.
à 19h30 à Amaluna, 12 Espl. Nathalie Sarraute, Paris 18e
un verre est compris pour accompagner nos futures discussions
uniquement 40 places disponibles
Nous passons notre vie à nous transformer. Par l'éducation, les habitudes, les relations, les technologies que nous adoptons. On parle d'anthropotechnie : c’est l’ensemble des pratiques par lesquelles les êtres humains agissent sur eux-mêmes, individuellement comme collectivement.
Pour le philosophe Peter Sloterdijk, l'humain ne naît jamais tout à fait achevé. Il se construit en permanence, au sein de « sphères » qui façonnent sa manière de penser, de sentir et d'agir.
Or les IA génératives participent à l'émergence de nouvelles sphères. En influençant nos apprentissages, nos émotions ou nos décisions, elles ne se contentent pas de répondre à nos questions : elles transforment aussi, peu à peu, notre rapport au monde.
Comment les penser comme des anthropotechnies pour mieux prendre au sérieux leur pouvoir de transformation ? Quelles reconfigurations cognitives et sociales induisent-elles ? Comment influencent-elles nos émotions, nos valeurs et notre manière d'être ensemble ?
Nous explorerons ces questions avec Nadia Guerouaou, le 30 septembre, dans le cadre exceptionnel de la Maison Auguste Comte.
Nadia Guerouaou est docteur en neurosciences cognitives, psychologue clinicienne et chercheuse post-doctorale au Centre Internet et Société (CNRS). Elle enseigne par ailleurs la neuro-éthique, l'éthique des systèmes d'IA et la philosophie de l'innovation. Conférencière sur les enjeux de l'intelligence artificielle dans nos sociétés,elle participe activement au débat sur ces questions.
Au programme :
1 heure de conférence, 15 minutes de questions réponses, puis échanges informels le temps que vous souhaitez.
à 19h30 à la Maison Auguste Comte, 10, rue Monsieur-le-Prince
75006 PARISun verre est compris pour accompagner nos futures discussions
uniquement 40 places disponibles
Rencontrez les écrivains, écrivaines et philosophes qui décrivent aujourd’hui ou écriront demain.
Dans un cadre singulier, non académique et en petit comité.
En partenariat avec des acteurs culturels indépendants.

