On considère souvent que les sociétés modernes sont celles qui se sont le plus émancipées de la nature, et qu’elles auraient perdu le contact avec elle, à la différence d’autres cultures qui, elles, auraient continué à vivre en harmonie avec leur milieu. Pourtant, les basculements écologiques dans lesquels nous sommes entrés montrent qu’en réalité, nous n’avons jamais quitté le rapport de dépendance qui nous lie au reste du monde.
Dans cette conférence, nous éclairerons ce paradoxe à travers une présentation du débat entre Bruno Latour et Philippe Descola, deux figures majeures de la pensée écologique : pour le premier, il faut considérer que « nous n’avons jamais été modernes », au sens où nous n’avons jamais respecté en pratique la séparation entre nature et société que nous revendiquons en théorie ; pour le second, il importe de comparer les sociétés occidentales à celles qu’étudie l’anthropologie, et il apparaît alors malgré tout qu’elles ont bel et bien instauré des formes de vie particulièrement excluantes à l’égard es non-humains.
Valentin Denis est agrégé de philosophie et doctorant à l'EHESS, où il étudie les rapports entre la sociologie, la technologie et l'écologie dans la pensée de Bruno Latour.
Il fera paraître fin août, aux Presses universitaires de France, un livre intitulé La Nature de la modernité. Le débat Descola-Latou
Au programme :
1 heure de conférence, 15 minutes de questions réponses, puis échanges informels le temps que vous souhaitez.
à 19h30 à Amaluna, 12 Espl. Nathalie Sarraute, Paris 18e
un verre est compris pour accompagner nos futures discussions
uniquement 40 places disponibles
On considère souvent que les sociétés modernes sont celles qui se sont le plus émancipées de la nature, et qu’elles auraient perdu le contact avec elle, à la différence d’autres cultures qui, elles, auraient continué à vivre en harmonie avec leur milieu. Pourtant, les basculements écologiques dans lesquels nous sommes entrés montrent qu’en réalité, nous n’avons jamais quitté le rapport de dépendance qui nous lie au reste du monde.
Dans cette conférence, nous éclairerons ce paradoxe à travers une présentation du débat entre Bruno Latour et Philippe Descola, deux figures majeures de la pensée écologique : pour le premier, il faut considérer que « nous n’avons jamais été modernes », au sens où nous n’avons jamais respecté en pratique la séparation entre nature et société que nous revendiquons en théorie ; pour le second, il importe de comparer les sociétés occidentales à celles qu’étudie l’anthropologie, et il apparaît alors malgré tout qu’elles ont bel et bien instauré des formes de vie particulièrement excluantes à l’égard es non-humains.
Valentin Denis est agrégé de philosophie et doctorant à l'EHESS, où il étudie les rapports entre la sociologie, la technologie et l'écologie dans la pensée de Bruno Latour.
Il fera paraître fin août, aux Presses universitaires de France, un livre intitulé La Nature de la modernité. Le débat Descola-Latou
Au programme :
1 heure de conférence, 15 minutes de questions réponses, puis échanges informels le temps que vous souhaitez.
à 19h30 à Amaluna, 12 Espl. Nathalie Sarraute, Paris 18e
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